L’Hiver approche, le froid aussi !!!

Luc boutique vous explique les différents types de laine pour vos pulls

Cachemire, mérinos, pure laine vierge… Quelle est la différence?          

Les différents labels de qualité :

-Le label Woolmark identifie celle de première qualité, issue de la tonte d’animaux sains et vivants.

-Le label « laine vierge » correspond à un produit auquel on a ajouté 7% d’autres fibres maximum. Ce chiffre descend à 0,3% pour le label « pure laine vierge« .

-Enfin, le label « 100% laine » ou « pure laine » désigne une laine de moindre qualité que les autres ou une laine recyclée.

Avec ces labels en tête, un large panel de types de laine s’offre à vous, répertoriés en fonction de l’animal dont est issue la fibre.

 

La laine de mouton

Commençons par la plus classique et répandue, la laine de mouton, dont l’ambassadrice pourrait être la laine du mouton d’Écosse, réputée pour sa résistance. « C’est celle utilisée par nos grand-mères pour tricoter ces pulls un peu rigides mais dont les qualités thermiques ne sont plus à prouver.

 

La laine d’agneau

La laine d’agneau se divise en deux catégories: le lambswool et la laine vierge d’agneau. La différence réside dans la longueur des fibres. Le lambswool, aux fibres plus courtes, sera très doux et moins épais mais, de ce fait, un peu moins résistante.

La laine vierge d’agneau, tout en gardant un toucher moelleux, protégera des températures les plus extrêmes. Dans les deux cas, la présence d’huiles naturelles dans la fibre permet une résistance à l’eau, ce qui n’est pas négligeable pour affronter les hivers pluvieux.

 

La laine mérinos

Bien que le terme « mérinos » soit d’origine espagnole, c’est surtout en Australie que l’on trouve la race de mouton dont est extraite cette laine abondante et confortable. Particulièrement élastique et résistante, elle est plus fine que la traditionnelle laine de mouton et ne pique pas. « Elle est d’ailleurs antibactérienne.

 

L’alpaga

Comme son nom l’indique, elle provient de la tonte de l’alpaga, un mammifère de la famille des camélidés qui vit principalement dans les Andes. On en tire une fibre très précieuse, douce mais résistante, plus légère que la laine de mouton. Sa laine est rare et son prix élevé du fait qu’un alpaga ne produit que deux à trois kilos de poils par an.

 

Le mohair et le kid mohair

 

Attention: faux-ami! Il faut distinguer la chèvre angora qui permet d’obtenir la laine mohair ou kid mohair -selon l’âge de la chèvre-, du lapin angora avec lequel on produit la laine dite « angora. La toison de la chèvre angora, longue et frisée, donne un tricot chaud et léger. Facile à teindre, elle est d’une excellente tenue même lorsqu’on choisit de la tricoter lâche et aérée. Le kid mohair sera le plus doux des deux.

 

L’angora

 

La laine angora est donc produite avec le poil long et soyeux du lapin angora, mais aussi parfois du yack ou du mouton angora. Elle est récoltée par tonte ou épilation au peigne. « Moins aérée que le mohair, c’est une laine noble et d’une chaleur incontestable mais qui aura tendance à perdre ses poils.

 

La vigogne

 

À l’époque des Incas, la vigogne, mammifère de la même famille que l’alpaga, était considérée comme une espèce sacrée, cadeau des dieux. Aujourd’hui encore, elle conserve son caractère exceptionnel. C’est en effet un produit encore plus rare que le cachemire, celui-ci étant déjà moins disponible que la laine. Après en avoir stoppé la production dans les années 1970 -sous peine d’extinction de l’espèce-, son commerce est à nouveau libéré depuis 2002, mais encadré et réglementé.

 

Le cachemire

 

On ne présente plus la précieuse étoffe, qui séduit un public tant masculin que féminin. Clive Brown, directeur commercial de Barrie, apporte quelques explications techniques: « Le cachemire est réalisé à partir de poils de chèvres des hauts plateaux de Mongolie et de Xinjiang, en Chine. Le nombre de fils détermine l’épaisseur du cachemire. »

La fibre de cachemire est très fine, il en faut des milliers pour obtenir un fil si fragile que par la suite, il sera nécessaire de tordre les fils par deux pour plus de solidité. C’est la qualité de ces fibres, fines et longues de préférence, qui détermineront celle d’un pull. Le nombre de fils -pouvant aller jusqu’à 24- nous renseigne, lui, sur l’épaisseur du tricot. Ainsi, on choisira ce nombre en fonction des saisons: un pull tricoté en deux fils peut être porté toute l’année tandis que ceux en quatre fils et plus, sont réservés aux grands froids. Notons que ces variations auront aussi un impact sur le prix du produit et sa résistance, plus il y a de fils, plus ceux-ci sont élevés.

 

L’astuce: depuis plusieurs années, le marché de ce produit originellement réservé à une clientèle aisée, s’est démocratisé. Pour éviter les mauvaises surprises, il faut « se méfier d’un cachemire à la douceur initiale très marquée. C’est le signe qu’il aura été tricoté avec des fils issus de fibres courtes qui se cassent facilement.